périple à vélo

Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 19:34
Quelques mots de notre retour en France : après un départ un peu chaotique à l'aéroport de Santiago improvisé sous une tente de fortune, et un long voyage de 24h, c'est par moins 7° que nous avons aterri à Toulouse. Heureusement le froid n'a duré que les premiers jours et le printemps a vite montré le bout de son nez. Que ça dure...
Les enfants ont pu reprendre l'école dès mardi. L'école maternelle avait préparé un accueil digne de ce nom avec banderole et ballons de baudruche : bref stars du jour!!! Et ils ont même été skier...à leur grande joie. Le passage de l'été à l'hiver ne leur pose pas du tout de problème. Euh pour les parents, c'est un peu plus dur!
D'ailleurs on remercie tout le monde pour cet accueil chaleureux, et de s'être préoccupés de notre sort!
Nous reprenons nos marques petit à petit, ça fait bizarre d'être à nouveau chez soi, tout est allé si vite. Mais nous apprécions d'avoir du temps pour reprendre une vie euh... "normale". Eh oui, pas encore de travail, ça fait du bien. Mais du travail à la maison tout de même! Et on se vide la tête au jardinage.
Et au plaisir de revoir tout le monde, nous n'avons pas encore fini le tour, mais ça vient!
Et au plaisir aussi de rester en contact avec les gens qui ont suivi notre périple à travers ce blog, et que nous ne connaissons pas.
Je crois que cet article sera la conclusion du blog, alors encore :

Merci à tous d'être là!!!
et à bientôt j'espère pour de nouvelles aventures...
Par famille Ayala - Publié dans : périple à vélo - Communauté : Voyages à vélo
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Samedi 6 mars 2010 6 06 /03 /Mars /2010 21:08
Bon ben, il faut boucler cette aventure... Tout s´est si brusquement arrêté, tout va un peu trop vite, que je crois qu´on réalisera tout ça en France et qu´on terminera le deuil de ce périple là-bas.
Nous avons pu avoir des billets d´avion, et notre retour sur le sol français sera le 10 mars, eh oui, dans 4 jours! Il faut qu´on se prépare psychologiquement à entrer dans l´hiver et nous plonger à nouveau dans notre vie sédentaire. Adieu notre vie de nomades!
Ce que nous regretterons le plus :
Nahuel : rouler les grandes descentes à fond la caisse, qu´on détache mon vélo pour rouler tout seul sur la place des villages, manger des grosses glaces, me faire des nouveaux copains, parler espagnol,  voir mon frère et mes soeurs, voir papa pousser son vélo dans les montées (!!!)
Lou : faire la mégadescente, manger une grosse glace après une journée de vélo, me baigner dans les eaux chaudes du volcan, Ducan (le chien de Gloria)
Pedro : les paysages, les rencontres, pédaler sur le plat de longues distances,  être en famille sous la tente, vivre sans les soucis du quotidien
Flo : les parties de Uno sous la tente, m´asseoir sur la place du village en buvant un bon jus de fruit frais après une longue journée de vélo, les nouvelles rencontres, le partage, les paysages, la vie de bohème
Et à l´unanimité, ce que nous ne regretterons pas : la pluie sous la tente et les longues montées!
Nous nous sommes vite réadaptés au confort d´une maison, et ça ne nous déplait pas.
On tient à vous remercier tous, vous qui nous avez suivis dans cette aventure et nous avez soutenus. Même le plus petit message nous faisait chaud au coeur.

Au plaisir de vous revoir très prochainement,
et affectueusement,
hasta la vista!
Par famille Ayala - Publié dans : périple à vélo - Communauté : Voyages à vélo
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 23:51
Nous campions au bord d´une rivière dans un petit village à 30km de Temuco, quand nous avons été réveillés par un grand tremblement. Ca tremblait tellement qu´on a pas réussi à sortir de la tente avant que ça se calme. Il y avait d´autres campeurs sur la plage, on est tous sortis et ça rassure de ne pas être tout seul! Lou s´est réveillée par les tremblements, et se demandait ce qui se passait, Nahuel n´a rien senti. Nous les avons vite habillés, et tranquilisés,  il fallait rester en état d´alerte. Le plus angoissant dans un tremblement de terre, c´est qu ´on ne sait pas quand ça va terminer. Les secousses ont continué toute la nuit, mais moins fortes. Une voiture de police est venue alerter au haut-parleur de rester habillés et prêt à sortir dans un endroit dégagé si ça devait recommencer. Angoisse, angoisse...
Les enfants ont fini par se rendormir, euh... nous non! Ça aura été la nuit la plus longue.
Et le lendemain il a fallu reprendre le vélo pour aller au prochain village, Galvarino. Il n´y avait ni eau, ni électricité, ni communication. On a pu acheter un bidon d´eau pour la route. Ce fut une journée hors espace temps, on ne savait pas encore toute l´ampleur de la catastrophe, mais l´ambiance était irréelle.
Lors d´une grande montée où nous venions à pied en poussant les vélos et transpirant sous une chaleur étouffante, une dame nous a gentiment invitée chez elle pour boire un bon jus de prune. Le toît de son garage s´était écroulé et pas mal de choses dans sa maison. Mais une chance que la majorité des maisons soient en bois ici, elles résistent aux tremblements de terre, contrairement aux maisons en briques ou adobe.
Nous sommes arrivés au village de Galvarino, toujours pas d´électricité ni communication, mais de l´eau, le principal!
On s´est installés sur le terrain d´un gymnase, à côté d´un cirque familial de passage ici. Et c´est en regardant les infos dans une des caravanes des gens du cirque que nous avons réalisé l´ampleur de la catastrophe. On a vraiment eu de la chance, et je remercie notre bonne étoile d´avoir été avec nous ce jour-là. Concepcion faisait partie de notre itinéraire, ainsi que toute la route de la côte... A 3 semaines près.
Nous sommes restés bloqués au village 2 jours, les routes étant partiellement mais gravement détruites, en campant aux côtés de nos amis du cirque, à la grande joie de Lou et Nahuel. Et d´un lion en cage qui rugissait la nuit, encore une ambiance irrélle!!
Les enfants n´ont pas vraiment pris conscience de toute la gravité de ce qui se passait, mais tout de même assez grave pour interrompre notre voyage.
On a eu la chance d´avoir un bus qui partait pour Santiago le lundi, en 1h de temps on a dû plier toute nos affaires, ce qu´on faisait d´habitude en 2h30 de temps, nous avons battu notre record de rangement! Parce que personne ne savait s´il y aurait d´autres bus les jours suivants. Le bus a mis 15h pour arriver, nous avons traversé quelques villages sinistrés, et vu la route et les ponts dans un sale état.
Galvarino sera donc notre terminus, au km 593, soit pratiquement la moitié de ce que nous avions planifié. Mais le moral n´est plus à rouler et jouer aux touristes dans une région complètement sinistrée. Nous essayons d´avoir un billet d´avion rapidement, mais pour l´instant l´aéroport est toujours fermé, le bâtiment des arrivées s´est écroulé.
Nous sommes maintenant chez Eli, la soeur de Pedro, dans une maison en bois, en sûreté, et nous retrouvons les plaisirs du confort d´une maison! La vie reprend son cours...
Merci à tous pour vos messages de solidarité, et nous pensions bien à vous tous lorsque l´on était sans moyen de communication pour rassurer tout le monde.
Nous pensons rentrer en mars si nous pouvons avoir des billets, donc nous nous reverrons bientôt! A la déception de Lou qui sait qu´elle devra retourner à l´école... Et Nahuel à qui ses amis d´école manquait au début s´est finalement adapté au rythme du voyage et à se faire des copains pour un ou deux jours. Il leur reste encore quelques temps pour profiter de la famille et de l´ambiance de la vie chilienne!
Des gros gros bisous à tous!!! Hasta luego!
Par famille Ayala - Publié dans : périple à vélo - Communauté : Voyages à vélo
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Mardi 2 mars 2010 2 02 /03 /Mars /2010 14:23
Les parents de Flo communiquent :
"Nous venons d'avoir Florence au téléphone. Elle confirme qu'ils sont tous les 4 en parfaite santé. Ils ont pu attraper un bus pour être rapatrié avec leurs vélos sur Santiago. Ils sont donc à Santiago, chez la soeur de Pedro qui les a accueillis à bras ouverts. Dès que l'aéroport sera à nouveau en service et qu'ils auront trouvé 4 places sur un avion (pas évident par les temps qui courent), ils seront de retour.
Dès qu'ils le pourront (électricité revenue par exemple), ils nous enverront à tous un message.
En attendant ils vous embrassent et vous remercient de votre solidarité."
Les parents (heureux comme des papes)
Par famille Ayala - Publié dans : périple à vélo
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 00:04
Nous avons enfin pu repartir de Villarica après 3 jours de pluie, il nous aura fallu 2 jours pour arriver à Temuco, capitale de l´Araucanie. En route on s´est arrêtés dans un chouette petit camping perdu au bord d´une rivière : on a eu droit à un superbe coucher de soleil, et à la danse de dizaines de lucioles à la tombée de la nuit, vraiment un super coin. Candice, qui tient le camping nous a gentiment invitée à boire une bière dans sa magnifique maison inspirée de l´Oregon où elle a vécu plusieurs années.
A Temuco, c´est plutôt des visites culturelles . le musée du train avec de magnifiques locomotives des années 1920, le fameux wagon présidentiel, réservé exclusivement au couple présidentiel (tout confort bien évidemment avec  accessoires en bronze, meubles en bois de rose et marbre dans les cabinets de toilette). Le train au Chili fait maintenant partie de l´histoire, suite à un énorme scandale qui a coûté des millions de pesos au gouvernement, les trains achetés à l´Espagne étaient hors d´état de marche au bout de quelques temps. Maintenant l´argent est dépensé, les infrastructures vieillissent, ou deviennent des musées...
Puis nous avons le plaisir de connaître notre 3ème expérience en couchsurfing, chez Lorena qui nous accueille, et ses amis. De chouettes moments d´échange, et pour glaner aussi quelques infos sur la culture mapuche.
Le gouvernement chilien veut construire une énorme centrale hydroélectrique, et pour ça il veut racheter les terres des Mapuches, à un prix dérisoire bien sûr, ce qui a valu d´énormes manifestations et affrontements avec les forces de l´ordre. Le peuple mapuche vit dans une éternelle lutte de survie... Et ce n´est pas avec le nouveau président que le gouvernement valorisera et protègera cette culture. Donc pas le choix : continuer à lutter comme au temps de la conquête espagnole. Une histoire qui se répète...
Les photos sont dans l´album "Temuco", pas le temps d´agrémenter le texte!
Par famille Ayala - Publié dans : périple à vélo - Communauté : Voyages à vélo
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